Recherche de la longitude
Ce sont les expéditions lointaines (économiques et militaires) financées par les monarques européens qui expliquent les progrès de l’horlogerie aux XVIII et XIX èmes siècles.
En effet, si la latitude qui est déterminée par la hauteur du soleil ou des étoiles, n’est pas très difficile à mesurer.
La longitude est plus difficile à déterminer car elle suppose que l’on puisse mesurer la différence entre :
- l’heure locale du lieu à positionner,
- celle du méridien d’origine

Différentes méthodes se sont affrontées pour permettre le calcul de la longitude :
- L’observation de phénomènes célestes dont on connaissait la périodicité
- Concordance dans la course de deux planètes ou d’une planète et de la lune, par exemple
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Jupiter, au-dessus de la lune aux environs du 12 mai 06, les deux astres se levant au coucher du soleil (France métropolitaine) |
La répétition des éclipses des satellites de Jupiter, qui ont une durée de révolution courte (de 1 jour 18 heures à 16 jours 18 heures) et dont les éclipses sont donc fréquentes.
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Jupiter et quelques uns de ses satellites.
Montage réalisé à partir des photos prises par la sonde Voyager 1 lors de son survol de Jupiter en mars 79 |
Si, sur terre, cette observation pouvait se faire relativement facilement, (quand les conditions météos étaient favorables ),en mer l’observation des astres était rendue difficile par les mouvements du bateau. On a donc imaginé de transporter avec soi l’heure du méridien d’origine.
Si cette méthode était bonne, elle était inapplicable en 1530, car pour avoir la longitude a un degré près, la montre ne doit pas varier de plus de 4 minutes depuis le départ jusqu’à l’observation. Or à cette époque les montres les plus précises variaient de 15 minutes ou plus par jour…
La précision horaire nécessaire fut acquise 200 ans plus tard par l’Horloger anglais Harrison
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Montre marine N° 4 de John HARRISON
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